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Les Camps Sanitaires de Wimereux sud
Octobre 1914 à Décembre 1919
Accès : Départ Nord du chemin de la crêche, au bord de la D940 entrée Sud de Wimereux
Les camps sanitaires de Wimereux : une base hospitalière stratégique pendant la Grande Guerre
La guerre de 1914-1918 s’inscrit dans l’Histoire de la ville de Wimereux et dans celle de ses hôpitaux et camps sanitaires britanniques et australiens. Le littoral du nord de la France, distant d’une centaine de kilomètres du front allié, des Flandres, de l’Artois et de la Somme, à côté du port de Boulogne-sur-Mer, avait une situation stratégique pour la logistique militaire britannique.

Farmer & Wilberforce
Dès le mois d’octobre 1914, le commandant de la base britannique de Boulogne, le général Asser, puis le général Wilberforce, décident de faire de Wimereux une « ville hôpital », incluant des camps sanitaires.
Ils font aussi construire des camps hospitaliers au nord et sud de la ville. Le général Wilberforce sera aidé par le vice-consul d’Angleterre Farmer, et par l’architecte-géomètre belge Arthur Maegerman, dont les connaissances techniques avaient permis l’installation des camps de Malborough et d’Ostrohove.
Maegerman est également l’architecte de « l’hôtel des Arts », du garage « Express Car automobiles », de la maison « Passiflora » et des villas « Le Revoir » et « Le Relais » à Wimereux.
Archives : A. Chatelle - Upscale et colorisation

Malborough camp
L’immense camp de repos n° 1 de Malborough à Saint Martin Boulogne, avait une capacité de 2000 hommes ; de l’autre côté de la ligne de chemin de fer, d’autres camps identiques accueillaient des soldats britanniques et des Dominions, qui étaient en convalescence, avant de repartir sur le front.
Photographie prise du haut de la Colonne de la Grande Armée, montrant le camp de Marlborough et le dépôt de convalescence n° 1, devenu par la suite un dépôt de démobilisation. Ce camp fut l'un des premiers réalisés par l’architecte-géomètre belge Arthur Maegerman avant sa participation aux camps de Wimereux.
Le centre de Boulogne est visible au loin avec au milieu le dôme de la cathédrale de Boulogne.
Archives Municipales de Boulogne sur Mer
A. Chatelle – Histopale
Source : Longlongtrail
Image colorisée

Carte des Ambulanciers
"Les hôpitaux de Wimereux ont été ouverts dès 1914 et la plupart fermeront en 1919.
Les fonds ayant permis leur aménagement et leur fonctionnement venaient, pour moitié, de personnes privées fortunées comme Lady Frances Belt Hadfield (Bunnie pour la famille) et son mari Robert Hadfield, Lady Dudley, lady Normand, et pour l’autre moitié, du gouvernement britannique ou d’œuvres de bienfaisance telles la British Red Cross et l’Australian Red Cross Society.
Près d’une vingtaine d’hôpitaux, répartis de chaque côté du CD 940, s’étendaient, au nord de Wimereux, depuis l’hôtel Cosmopolite, (à hauteur du golf actuel), jusqu’à la Pointe de la Crèche au sud.
Image : Plan remis aux ambulanciers
Archives de G. Bataille, extrait du livre de Christian Barbe « Wimereux 1914-1918 » publié en 2016 "

Vue aérienne en 1917
La plupart des hôtels et des pensions de famille avaient été transformés en hôpitaux.
1 : General Hospital N°14 (GH14) installé sur plusieurs sites dont le palace "Splendid", le Casino, le Grand Hôtel, le Château Mauricien...
2 : Le garage des ambulances
Les camps, proprement dit, au sud de la ville, comprenaient :
3 : Stationary Hospital N°14 (SH14) installé à côté des terrains de Lawn tennis de l'Olympic et qui était lié au GH14.
4 : Australian General Hospital N°2
5 : Stationary Hospital N°8
6 : Stationary Hospital N°13 en dehors du cadrage de la photo plus au sud
Ces plans qui reconstituent les camps sud de Wimereux dans leur globalité sont autant de témoignages d’un patrimoine archéologique, historique et humain, mis en valeur par les sentiers de randonnées du Conservatoire du Littoral.
Source : GreatWarForum
Image colorisée

Baraquements préfabriqués
Les baraquements arrivaient préfabriqués du Royaume Uni, à charge par les entrepreneurs d’en établir ensuite les fondations. Les terrains des propriétaires français étaient loués par les autorités britanniques, selon des baux en bonne et due forme.
En 1915, la base de Boulogne avait la capacité de soutenir une armée de 300 000 hommes et 100 000 chevaux ; en 1918 après 4 ans de guerre, 80% des marchandises anglaises avaient été débarquées à Boulogne…
Image upscale et colorisation : Archives municipales de Boulogne-sur-Mer : Déchargement d’un navire anglais dans le port de Boulogne, qui était l’un des principaux ports de débarquement des troupes et des matériels venant de tout l’Empire britannique.
En 1915, la base de Boulogne avait la capacité de soutenir une armée de 300 000 hommes et 100 000 chevaux ; en 1918 après 4 ans de guerre, 80% des marchandises anglaises avaient été débarquées à Boulogne…
Image upscale et colorisation : Archives municipales de Boulogne-sur-Mer : Déchargement d’un navire anglais dans le port de Boulogne, qui était l’un des principaux ports de débarquement des troupes et des matériels venant de tout l’Empire britannique.

Trains de la Croix rouge
Inaugurant les premiers armements industriels, la « Grande Guerre » fut particulièrement meurtrière. Les hôpitaux, et notamment ceux de Boulogne-sur-Mer étaient submergés par environ 2000 blessés et malades, arrivant chaque jour, par trains et par ambulances. (Les ambulances de la Croix Rouge britannique étaient comparées aux gondoles à Venise, tant elles étaient nombreuses !).
Le groupe hospitalier de Wimereux ne fonctionne pas seul. Il est intégré dans le système du Royal Army Medical Corps avec Boulogne. Les flux sont massifs mais irréguliers car liés directement aux offensives.
Il n’existe aucune moyenne officielle sur l’ensemble de la guerre mais l'ordre de grandeur incluant les blessés graves et les blessés légers (“walking wounded”) est de 1 000 à 4 000 blessés par jour en période active avec des pics ponctuels supérieurs à 3 000 attestés. Ce chiffre pouvait varier en fonction de la violence des combats, des malades et des blessés graves ou légers. Il s’agissait donc, non seulement, de réguler la chaîne d’évacuation sanitaire (tri, soins sur place ou transfert vers un hôpital), mais aussi, et surtout, de « récupérer » des effectifs aptes à retourner se battre dans les meilleurs délais.
Etude et Aquarelle de Ethel Harker montrant le débarquement en train des blessés.
Images :
Tableau IWM ART 6264 : Ethel Harker « Arrivée du train » : Train de la Croix-Rouge, voie d’évitement de Wimereux, 1918 - Fusain et aquarelle 165 mm x 342 mm
Esquisse Artnet : Ethel Harker "Train in Wimereaux, 1918" recto et verso Fusain et aquarelle 140 mm x 230 mm

Le « salon » de l'atelier de réparation
La scène peinte ici par Ethel Harker montre une baraque transformée en espace de repos au cœur du garage des ambulances du 14th General Hospital à Wimereux. Elle est située sur le plan juste derrière le Splendid Hôtel.
Sous une voûte sombre, quelques infirmières et soldats se regroupent autour d’un poêle, source de chaleur et de lumière. Les silhouettes esquissées, les brassards à croix rouge et les drapeaux britanniques rappellent le contexte militaire, mais l’atmosphère est presque intime. Chaises disparates et éclairage vacillant traduisent un lieu improvisé.
La peinture saisit un moment de répit : un fragile « salon » au milieu d’un atelier, où l’on recrée un peu d’humanité dans un environnement de guerre

Le démantèlement
Le démantèlement définitif des camps, ainsi que la liquidation de leurs stocks auront lieu après 1919, date officielle de fermeture de la base anglaise de la ville ; leurs traces étaient encore visibles sur cette vue aérienne datée du 19 avril 1929, en haut à gauche de l'image.
Photo : IGN - colorisée.

Les étapes du parcours
L'animation montre l'itinéraire au départ du sentier de la crêche à l'entrée Nord (D/A) et avec l'arrivée située de l'autre côté de la D940, sur le parking au bout de la rue de la libération (D/A). L'itinéraire peut aussi se pratiquer dans le sens inverse, depuis le parking jusqu'à l'entrée Nord du sentier de la crêche. La promenade complète dure environ 1 heure.
Départ : Point D/A au départ du sentier de la crêche à l'entrée Nord
Etape 1 : Stationary Camp N°8
Etape 2 : Château de la falaise et General Hospital N°13
Etape 3 : Australian General Hospital N°2
Etape 4 : Stationary Camp N°14
Arrivée : Point D/A sur le parking au bout de la rue de la libération

Première étape
En suivant le sentier de la crêche vers le sud, à environ 400 mêtres, vous trouverez le panneau de céramique du Stat N°8.
Le lien ci-dessous vous indique sa géolocalisation et son histoire complète.
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